Les 3 à Buenos Aires en famille …

170418-BuenosAires-Argentine (69) (Copier)13 Avril 2017 : Adieu la Patagonie, bonjour la Pampa !               Galerie Photos
Journée de transport en bus. Nous partons avec la famille Bricart. En groupe, c’est toujours plus amusant. Les enfants jouent tous les 3, et ne voient pas le temps passer. A 23h, arrêt dîner dans un routier. Les petits dormaient déjà depuis 1 heure. Nous n’avions pas attendu cette heure argentine pour apaiser nos estomacs. On a du mal à s’adapter à ce décalage-là. Mais le chauffeur ne veut pas les laisser dans le bus. Il nous faut les réveiller, les pauvres. Ils ne se rendormiront que 2 heures plus tard …

Pendant la nuit, nous traversons la Pampa, et ses gigantesques étendues de champs d’herbes, pâturages d’immenses troupeaux de vaches et moutons, pour atteindre Buenos Aires en milieu de matinée.
On ne s’y perd pas (dans la Pampa …), mais on aurait pu s’y noyer tellement les champs et les bords de la route sont inondés. On se rend compte des intempéries qu’a subi la moitié nord du pays, et de la chance incroyable que nous avons eue de passer à travers.

14 Avril 2017 : Installation
170414-BuenosAires-Argentine (3) (Copier)
Métro de Buenos Aires super simple, fonctionnant avec la carte de Bariloche. Trop facile !
On se rend à notre appartement en 30 minutes tous les 7 pour se reposer du trajet, et permettre à Sindy et Gérard de trouver un logement plus sereinement qu’avec des sacs sur le dos en pleine capitale. Courses pour préparer notre semaine en ville avec les parents d’Alex qui nous rejoignent demain matin pour 15 jours. Jonas compte les jours depuis des semaines. Cela fait plus de 7 mois que nous sommes séparés de la famille et elle nous manque !

15 Avril 2017 : Arrivée des parents

170415-BuenosAires-Argentine (25) (Copier)A 8h le lendemain matin, nous sommes tous les 3 à l’aéroport pour attendre Françoise et Louis-Marie. C’est l’excitation totale devant la porte de sortie du terminal. A leur sortie, les embrassades sont appuyées et émues pour tout le monde.
Après avoir posé les bagages à l’appartement, nous partons directement à l’assaut de la ville. Direction le cimetière de Recoleta, le pendant local du parisien Père Lachaise. Le clou du site est le caveau de la famille Duarte, où repose Eva Peron, héroïne nationale politique et sociale.

Les autres personnages illustres le sont beaucoup moins de notre part. On cherche les argentins qu’on connaissait, mais on ne les trouve pas : Maradonna, Kempes, Vilas, Bianchi, Burruchaga, Sabatini … (désolé …)
On visite la Basilique Nuestra Señora del Pilar, baroque et chargée à souhait.
On tombe sur la foire artisanale et son air de bohème en plein centre-ville. Puis on se promène dans le centro pour trouver une station de métro.

Le consul de France, avec une très jolie exposition de peintures de T. Lamazou sur les femmes du monde,

le théatre Colon, l’ambassade du Brésil, les 4 fontaines qui accompagnaient la tour Eiffel lors de l’exposition universelle de 1899 récupérées par l’Argentine, puis la place du Général Lavalle.

On rentre à l’appartement pour reposer tout le monde. La journée fut très longue et riche en émotions.

16 Avril 2017
Nous partons pour le marché de San Telmo, qui se tient tous les dimanches dans les rues étroites et pittoresques du quartier, avec ses passages et ses belles maisons.

C’est une foire aux antiquaires et artisanats locaux. On y trouve pour les européens des produits bien différents de ce qu’on a l’habitude de voir chez nous. Les couleurs, les musiques, les maisons coloniales, les graphismes nous amènent dans des univers connus seulement à travers nos lectures et reportages divers. C’est un régal de pouvoir les vivre in-situ.

La zone de foire est immense, plusieurs centaines d’exposants sont là tous les dimanches. Louis-Marie complète sa collection de petites chaussures, et Jonas sa collection de souvenirs avec une calebasse à maté et sa bombilla. Boisson nationale, l’infusion d’herbe à maté se boit à tout moment de la journée, dans toute le pays, même en conduisant. Les gens se promènent avec leur casa a maté, un sac en cuir rigide contenant les herbes, la calebasse et le thermos. Ca a le goût de thé fumé.

On repart en début d’après-midi, car une nouvelle expérience locale attend Louis-Marie et Alain, tous les deux fans de foot, un peu plus tard : assister à un match d’un des plus grands clubs d’Argentine et d’Amérique du Sud dans son antre fameuse : le club de Boca Junior dans le stade de la Bonbonera, club mythique populaire qui a vu jouer Maradona, Riquelme, Batistuta, et bien d’autres. Le quartier étant célèbre également pour être assez dangereux, nous sommes passés par l’intermédiaire d’une agence spécialisée dans ce genre d’évènements.
Le match en lui-même a peu d’intérêt, match nul 1-1, la prestation du Boca étant, de l’avis unanime de la presse du lendemain, de Louis-Marie et des spécialistes qui accompagnaient, assez mauvaise. Mais le spectacle dans le stade vaut à lui seul le déplacement. 2 heures de fanfare sud-américaine et de chants incessants. Les gars doivent revenir épuisés chaque soirée ! Ils sont debout pendant tout ce temps, et dansent ou remuent les bras au rythme de la musique. Ca valait le coup.

Pendant ce temps, Jonas passe une soirée calins entre sa maman et sa mamie, à jouer aux cartes et regarder Vahiana. La belle vie !

17 Avril 2017 : Une soirée d’enfer
La journée est consacrée au quartier de Palermo. On veut y visiter le musée Evita, consacré à son œuvre. Mais nous sommes Lundi … tout est fermé. Le jardin botanique … fermé. Le parc Palermo … fermé. Le théatre Colon … ouvert, chouette … mais plus de place pour les visites qui se font uniquement en groupe … Mais que fait l’organisatrice de ces deux semaines ?

Bon, ben, après un bon hamburger pris sur les bancs d’un petit parc, on rentre … On va préparer la soirée barbecue avec la famille Bricart.

170416-BuenosAires-Argentine (23) (Copier)Petit intermède sur une tradition argentine fondamentale : l’asado : le barbecue. Il y en a partout, dans tous les restaurants, dans tous les jardins, tous les lieux où peuvent se rassembler les argentins.
Souvent ils mélangent toutes les viandes, ça s’appelle alors parilla (prononcer paricha). Bœuf, porc, poulet, boudins, saucisses.
Alain et Alex partent avec Diana acheter la viande. On revient avec 6 kg pour 6 adultes et 3 enfants …
C’est à cause des os, nous dit Diana …
On prépare également des empañadas, autre spécialité locale, des chaussons à la viande ou au fromage, et une salade. Une soirée qui s’annonce parfaite 😊 !
Diana tient absolument à préparer et à faire cuire la viande. « C’est une affaire argentine, et je suis experte ! ». Elle fait cela avec amour et professionnalisme.
Nous nous sommes régalés. Et nous en avons profité pour fêter en avance les anniversaires de Sindy et Jonas.

Ce fut une soirée comme nous n’en avons pas faite depuis des mois, où nous avons beaucoup mangé, discuté, ri, accompagnée de Malbec 2015 et de bières locales.
Les estomacs de certains ont mis quelques jours à s’en remettre.

18 Avril 2017 : Caminito de la Boca
Nous partons en bus pour le quartier de la Boca, celui du match de foot. Quartier très populaire, et mal réputé. Il ne faut pas y trainer trop longtemps. Avec le stade, la seule attraction est mondialement connue : Trois petites rues dont les maisons sont toutes colorées. C’est devenu maintenant très commercial, composé uniquement de restaurants et boutiques touristiques, mais c’est très pittoresque, et permet de belles photos.

A la sortie du Caminito, on ne cherche pas à s’aventurer plus loin. On nous a assez prévenu, et on se rappelle bien de Valparaiso. Ne tentons pas le diable, surtout que nous sommes pas seuls cette fois.
Au moment de repartir, nous tombons sur Sindy et Gérard. Nouveaux au-revoir donc, puisqu’ils quittent la ville demain tôt.
A bientôt les amis !
On rentre à l’appartement pour quelques parties de cartes à 5, le bonheur total pour Jonas, et la préparation de la semaine prochaine.

19 Avril 2017 : un zoo ‘especial’
Diana et ses copines les Superguias, travaillent pour un zoo à la sortie de Buenos Aires. Un parc fondé il y a 25 ans par un philanthrope milliardaire (en pesos) passionné d’animaux et de véhicules roulants. Ils récupèrent les animaux sauvages en détresse, dont aucune infrastructure publique ne veut, et gèrent les naissances d’une façon particulière. Ils éduquent notamment les félins nouveau-nés avec des chiens afin qu’ils leur obéissent, et avec les humains afin qu’ils n’en aient pas peur, et donc ne soient pas agressifs, et soient habitués à leur présence et leur contact.
Ils offrent ainsi la possibilité aux visiteurs adultes de rentrer dans les cages aux félins, accompagnés d’éducateurs, de les caresser et de passer de longs instants avec des lions et des tigres adultes.
Pour les enfants, seuls les lionceaux sont accessibles.
Et bien, on vous promet que c’est impressionnant ! Un lion et un tigre, de loin déjà, c’est gros. Et bien quand vous l’avez dans les bras, c’est encore plus gros !
On a même réussi à faire rentrer Françoise et Louis-Marie dans la cage au tigre ! Il faut savoir qu’ils ne sont pas de grands fans des animaux, comme Alex d’ailleurs.

Bon, on ne vous cache pas que le reste du zoo nous a moins plu, car même s’ils sont très bien traités, les animaux sont obligés de faire « leur cirque » toute la journée pour les photos.
Mais une preuve s’il en faut que ces animaux se sentent très bien, c’est qu’ils sont arrivés à une naissance quasi-unique au monde : un ligre. Croisement entre une tigresse et un lion. A l’heure actuelle, ils ne sont qu’une vingtaine dans le monde.
Au fait, les lionceaux ont le pelage très doux, mais les lions et les tigres sont un peu râpeux 😊 !

20 Avril 2017 : Tigre y Tango

Nous partons pour la petite ville de Tigre (rien à voir avec le sujet de la veille …), dans la banlieue nord de Buenos Aires, en plein delta du fleuve Parana.
On veut y aller en bus, mais le chauffeur nous dit que c’est plus rapide en train. Il nous amène alors gratuitement dans son bus à la gare !
Arrivés à Tigre, on prend un bateau navette pour une promenade d’1h dans les canaux. La ville ne se parcourt qu’en bateau. Il n’y a pas de ponts, de rues, de trottoirs. Tout se fait en barque ou bateau-taxi. Aller à l’école, au travail, chez le docteur, à la messe, faire ses courses, etc …

Certes, il y a beaucoup de résidences secondaires. Mais pour avoir assisté à la sortie de l’école, il y a beaucoup d’enfants scolarisés, et beaucoup de bateaux-taxis-scolaires.

On se promène ensuite à l’ancien marché de fruits et légumes très important dans cette région maraichère, mais il est devenu très touristique. On aurait mieux fait de longer les canaux périphériques. Une prochaine fois. Nous devons rentrer pour notre soirée.

Diana nous a conseillé un théâtre de danse tango, El Señor Tango !
Nous sortons bluffés par les danseurs et les danseuses, et les musiciens.
Les chanteurs à la Julio sont un peu longuets, mais les danseurs sont impressionnants de technique, précision, énergie, grâce et sensualité. La classe.
Quel spectacle ! Même Jonas est resté éveillé et bouche bée jusqu’à minuit et demi. Il a même séduit une des plus belles danseuses. Alain est jaloux !
En plus, on a bien mangé 😊.
Par contre, photos interdites … et les seules volées ne sont pas terribles.

21 Avril 2017
Ce dernier matin est consacré aux préparatifs de notre périple suivant. Coiffeur pour nous 3, ça faisait longtemps, surtout pour Alain. Lessives, courses. Tout cela dans la rue Carlos Gardel, fameux chanteur de tango franco-argentin (pour les anciens … 😊).

On part après se balader dans le centre-ville et voir les places les plus connues comme la place Mayo, où défilaient les mères et grand-mères des enfants disparus pendant la dictature militaire, le palais gouvernemental, la cathédrale, la rue piétonne et commerçante Florida. Ce jour-ci, ce sont les anciens de la guerre des Malouines qui revendiquent.

Dans cette rue, tous les 10 mètres, on entend « Cambio, cambio ». C’est la rue du réseau clandestin de change des monnaies, à un taux plus intéressant que les banques. L’inflation est telle en Argentine, que le dollar et accessoirement l’euro, sont des valeurs refuges, et les billets très prisés.
Alain change donc quelques euros derrière la caisse d’un kiosque à journaux pour la suite du voyage. Pratique et efficace, le seul risque étant de se voir refiler quelques faux billets au passage.

Pour revenir aux mères des enfants disparus, on voit partout dans le pays, sur les places principales, peints en blanc au sol, leur symbole : un lange d’enfant noué en foulard sur la tête.
Elles le sont encore, malgré la fin de la guerre civile, car les mères réclament encore, quarante ans après, la vérité sur le sort de leurs enfants disparus durant la dictature, et afin d’expliquer qu’il faut toujours rester vigilant. Elles continuent à manifester tous les jeudis depuis toutes ces années.

Demain, nous partons pour le nord du pays, traverser les régions de la Pampa et de l’Entre Rios, ou Mesopotamia, qui signifient Région bordée de 2 fleuves, et arriver devant les merveilleuses chutes d’Iguazu. Encore de nouvelles aventures !

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6 réflexions sur “Les 3 à Buenos Aires en famille …

  1. Ça a dû être génial de retrouver an l’autre bout du monde un bout de famille. On imagine la joie et l’émotion, pour tout le monde. Et quelles couleurs avec cette ville, c’est impressionnant !!!
    On en prend plein les yeux de loin, alors à
    le vivre…

    Aimé par 1 personne

  2. Coucou à tous😄 ça fait plaisir de vous voir tous ensemble. Qu’un bonheur pour vous…
    Je trouve grandiose les photos avec les lions et les tigres. C’est unique😵. Que d’la chance😉.
    Et ce qui est super c’est que tu Jonas vas pouvoir fêter ton anniv a l’autre bout du monde. On sera avec toi par la pensée et le vent de Narbonne t’aidera a souffler les bougies. BON ANNIV JONAS BIG BISOUS et tout plein de gros bisous a tous les 5

    Aimé par 1 personne

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