Les 3 en Patagonie, Suite et fin …

170407-Bariloche-Argentine (15) (Copier)2 au 8 Avril 2017               Galerie Photos
Nous poursuivons notre trajet en bus vers le nord et la fin de la Patagonie.
Nous arrivons au bout des 25 heures de bus. Heureusement, c’est assez confortable, et on peut s’allonger presqu’à plat. Pour autant, nous sommes bien contents d’arriver à Bariloche, notre nouvelle étape.
Les Argentins apprécient beaucoup cette région montagneuse, verdoyante et neigeuse. Ça les change beaucoup de tous les paysages du pays. Pour les Européens, elle ressemble beaucoup à nos montagnes alpines, avec beaucoup de lacs. Comme quoi, l’extraordinaire est toujours tout relatif !
Après une journée de repos, d’école, et de recherche de voiture de location, nous partons pour la Route des 7 lacs, qui en longe en fait 12.
Malheureusement, la météo ne sera pas dans les meilleures dispositions tout au long de cette semaine. On ne va pas trop se plaindre ; globalement, depuis le début de notre aventure, nous avons eu plutôt de la chance. Mais les photos vont s’en ressentir forcément, et manquer un peu de couleurs !
Nous prenons la fameuse Ruta 40, la route 40, qui traverse tout le pays du nord au sud, sorte de Route 66 Argentine, ou de Nationale 7 chez nous.

La première étape est Villa La Angostura, le long du lac Nahuel Huapi.
Sous des trombes d’eau, on s’achète des petits chocolats dans une des très nombreuses chocolateries de Villa pour se remonter le moral …
On profite des belles couleurs d’automne, plantes et champignons. Ici, de magnifiques amanites tue-mouche.

Lors d’un arrêt-point de vue sur un lac, un petit renard attend les visiteurs pour se donner en spectacle derrière un tronc d’arbre.

Sur la route, une voiture derrière nous fait des appels de phare. Notre pneu arrière droit est bien dégonflé. Il nous propose tout de suite d’utiliser son gonfleur électrique, et reste un 1/4h avec nous sur le bord de la route. Les gens sont super gentils, aidants et patients. Les commerçants indiquent les bons plans, et n’hésitent pas à envoyer chez un confrère.
Par contre, en voiture, attention aux piétons, même sur les bandes blanches, priorité aux voitures ! Et les priorités se gèrent au culot entre voitures … Il parait pourtant que les règles internationales sont de mise … Pas certain !
La deuxième étape est San Martin de los Andes, station de ski huppée de la région.
On longe les lacs Lacar et Quila Quina, où vivent des communautés d’indiens Mapuche.

On visite un village situé à 12 km de la route, soit autant de piste glaiseuse et inondée dans la forêt, à flanc de montagne. On ne reconnait plus la voiture au retour.
Au bord du lac Hermoso (le joli lac), bien nommé, on observe un caracara dévorant un poisson à plein bec.

On rentre à Bariloche après 3 jours de balades sous une pluie battante et ininterrompue. Pas les moments les plus sympas du voyage … Ça doit être beaucoup mieux sous le soleil !
Heureusement, la veille de notre départ de Bariloche, il réapparait enfin, pour nous laisser apprécier, juste avant de la quitter, la beauté de la région.
Nous en profitons pour nous promener aux alentours de la ville, et monter sur le Cerro Campaniero.
Comme d’habitude, les bus s’arrêtent n’importe où. Il suffit de les héler sur le passage. Pratique.
Nous prenons le télésiège pour monter tout en haut.

La vue sur tous les lacs et montagnes aux alentours, dont le Cerro Tronador culminant à 3500m, est magnifique.

Au retour, on s’arrête visiter le musée du chocolat. Tour intéressant, car on y apprend l’histoire du chocolat, du cacao des Mayas aux industriels européens. Bariloche se vante d’en être la capitale argentine. On ne sait pas, mais en tout cas, il y a énormément de magasins, et les produits sont bons ! Tout comme la charcuterie locale, et les glaces …

Autre point de visite intéressante : le musée de la Patagonie. Un peu vieillot, mais les explications géologiques, géographiques, historiques, faune et flore sont bien faites. On apprend également beaucoup sur M. Francisco Moreno, l’explorateur argentin qui a donné son nom à bien des sites du pays, humanisé les rapports entre les indiens et les argentins, et tracé les frontières entre le Chili et l’Argentine.

Le musée est situé sur la place majeure de la ville, où toutes les revendications politiques sont faites. Elles sont nombreuses et diverses dans ce pays à l’histoire compliquée, liées aux indiens Mapuche, peuple autochtone, ou aux plus récents épisodes de militaires dictateurs.

Le 8, c’est le jour des Laure … On regarde en replay « Question pour un Champion », car une tante d’Alex est passée en concurrente 😊. Bravo Laure !
Et « A l’état sauvage » avec L. Manaudou, parce qu’on aime bien l’émission 😊. Bravo Laure !

9 au 13 Avril 2017
Sous un beau soleil, nous traversons en bus un désert de steppe broussailleuse pour rejoindre l’océan atlantique, et notre prochaine destination : Puerto Madryn, et la péninsule Valdes. Ça nous change des montagnes !
On arrive un dimanche matin à 8h30. Autant dire que la ville est quasiment morte quand on sort à pied du terminal de bus.
On récupère notre chambre dans une auberge de jeunesse sympa. Bon accueil.
Problème, impossible de trouver du cash pour manger et payer la voiture de location nécessaire pour les visites des sites qui se trouvent à plus de 80km de la ville. Toutes les routes du nord et du sud de la ville sont fermées, car il a plu ici aussi énormément. Les dégâts sont catastrophiques à certains endroits, les routes sont inondées, et même carrément effondrées au sud. Les gens qui doivent partir vers ces directions sont coincés ici, et les banques sont à sec de liquidités (😉 ?). En fait, on se rend compte que nous avons eu un bol du tonnerre de passer au travers de tous ces ennuis. Par contre, il nous faut faire avec le peu de cash qui nous reste jusqu’au ré-approvisionnement des guichets automatiques de la ville.
Heureusement, nous retrouvons nos amis de la tribu Bricard, rencontrés à El Chalten. Puis nous passons une après-midi farniente à la plage, au soleil.

Le lendemain, début de matinée speed pour trouver du cash et une voiture de location. Efficaces, en 1 heure, tout est bouclé. On part vers la péninsule Valdes, et sa fameuse flore maritime.
A l’entrée du parc, 80 km plus loin, les rangers nous informent que la route du nord est fermée. Arghh ! Ce n’est pas l’information que nous avions de l’auberge. Mais il fait trop beau. Tant pis, on y va quand même.
La route est longue, tracée au cordeau, et uniforme. Steppe, garrigue, steppe, garrigue. Seuls quelques guanacos, des oiseaux à huppe, et les sanctuaires à Gaucho Gil*, nous sortent de temps en temps de la monotonie.
* : figure légendaire, objet de dévotion en Argentine. On trouve le long de toutes les routes des petites maisons rouges, avec drapeaux rouges et offrandes. (Wikipédia)

Heureusement, dès le premier point de vue (après plus de 150km de conduite …), on tombe nez à nez avec une colonie de pingouins de Magellan. Ils prennent le soleil et l’air frais juste devant nous.

Quelques kms plus loin, à Punta Cantor, on profite d’une promenade à pied le long des falaises pour observer serpents, araignées, tatous, et éléphants de mer.

Après notre pique-nique, on discute avec le ranger. Il nous dit que le route vers le nord est ré-ouverte, mais pas la plus courte, la côtière. Nous repartons donc pour 90 km vers Punta Norte. La route est parfois inondée, mais ça passe.
Sur place, à marée basse, la vue sur le bord de mer, les lions de mer qui jouent dans l’eau, et les éléphants de mer qui se prélassent sur la plage, est superbe.

Nous sommes quand même un peu frustrés de ne pas pouvoir les approcher, et d’aller se promener plus loin le long de la plage, mais le parc est entièrement réservé aux animaux et à la nature. On rencontre encore un tatou dans les buissons, quelques faucons pas farouches. Mais pas d’orque en vue. Ils viennent parfois happer un lion de mer sur la plage, à marée haute, mais là, ce n’est plus l’heure.

Malheureusement Jonas se fait piquer par un insecte, et sa main réagit vite. Le ranger nous conseille d’aller à l’hôpital de Puerto Pyramides car les abeilles noires peuvent être mauvaises.
C’est reparti pour 75 km sur les pistes inondées … Salut les guanacos ! Tiens, un mara qui traverse, espèce bizarre, croisement entre un lièvre et un kangourou.
Arrivé à Puerto Pyramides, Jonas va bien, sa main est désenflée. On préfère rentrer sur Puerto Madryn.
Au final, beaucoup de route, mais la côte est superbe et les quelques rencontres que nous avons pu faire en valaient la peine, malgré la mauvaise saison pour venir ici. Si vous avez le choix, venez plutôt en hiver pour y observer les baleines, et plus de pingouins.
Le lendemain, nous restons en ville à profiter du soleil sur la plage, avec nos amis gardois, à jouer au foot et à l’épervier. Gros bonheur pour les enfants, les papas, et un petit argentin, Carlito, venu jouer avec nous.

Malheureusement, il faut faire avec les chiens errants sur la plage et dans les rues, véritable fléau de toute l’Argentine !
Pour notre dernier jour sur place, nous décidons de partir vers le sud, à Punta Ninfas, voir une colonie d’éléphants de mer. En effet, l’autre attraction principale, Punta Tumbo, encore plus au sud, est impossible à accéder selon nos informations du moment.
Au bout de 25 km, nous faisons demi-tour. La route est impraticable !
On remonte au nord de Puerto Madryn nous promener le long des côtes, sur les dunes de terre blanche et les grandes plages.

On joue avec les cailloux, on escalade les rochers, on se balade sur la plage, on court derrière les mouettes … on profite !

On rencontre un jeune éléphant de mer à 5 mètres de nous. Il se dore la pilule sur un grand rocher.

Au retour à l’auberge, on apprend que la route de Punta Tumbo était ouverte … Ne nous parlez pas des rangers et de l’office de tourisme de Puerto Madryn … une catastrophe au niveau information et communication !
Soirée barbecue à l’auberge avec tous les pensionnaires de tous les horizons, sympa.

Le 13, nous passons la fin de journée et la nuit dans le bus en direction de Buenos Aires.
Heureusement, nous effectuons le trajet avec nos amis Myron, Timoé, Sindy et Gérard. Le temps passe plus vite en bonne compagnie. Et on se retrouvera encore à Buenos Aires.
Fini la Patagonie. Quelle région fabuleuse ! Si immense, si diverse, elle contient tant de beautés !
Nous y avons passé entre le Chili et l’Argentine, presque un mois d’émerveillements quasiment au quotidien.

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