Les 3 sur l’Île de Pâques …

170224-IledePaques-Chili (76) (Copier)Rapa Nui               Galerie Photos

Elle fut une des premières destinations inscrites sur la liste des choix de chacun pour définir l’itinéraire. Nous en avons rêvé depuis longtemps, avons souvent imaginé les levers de soleil derrière les Moaïs, imaginé nos ressentis devant nos premières statues. L’Île de Pâques bien entendu !
Pourtant, quand on attend trop d’une destination, on peut parfois être déçu. Mais ce ne fut pas le cas, loin de là. Cerise sur le gâteau, nous avons même été surpris et conquis par la nature et la beauté des paysages.
Un mélange d’Irlande, d’Auvergne, de désert, de Polynésie, et d’Amérique du sud !
Et comme toutes les mixités, cela donne de grandes beautés 😉.
Alors, on vous amène avec nous, à pied, en voiture, à cheval dans un tour de l’Île de Pâques, qui, on l’espère, vous enchantera autant que nous l’avons été !CarteRapaNui (Copier)
Rapa Nui, nom pascuan de l’île, est de forme triangulaire, et ferme à l’est le triangle polynésien, auquel elle appartient géographiquement et historiquement.
Dépendant politiquement du Chili depuis 1888, cette dualité est évidente dans le parler, la nourriture, le faciès des locaux, la musique, etc …

Pourtant, rien n’est parfait, même sur Rapa Nui, et la ville, Hanga Roa, présente moins d’intérêt qu’ailleurs, et tout y est très cher. Mais c’est là qu’on trouve toutes les commodités, et le point de départ de la plupart des activités : marche, vélo, voiture, cheval, plongée sous-marine, surf, etc …
Le port, tout petit, est pittoresque. On peut se baigner dans 2 piscines d’eau de mer, un peu fraîches après les lagons polynésiens. Le meilleur, la vue sur la mer depuis notre camping de début de séjour ! Pour les derniers jours, on déménage dans une pension sympa, mais moins centrale. Le camping au milieu de jeunes de 20ans, et surtout, sale (pas les jeunes, le camping !) et en plein cagnard, 3 jours, c’est suffisant … 😊

Nous sortons de la ville vers la partie sud de l’île ; nous l’avons abordée à pied. On monte sur le volcan Rano Kau pour visiter le village religieux d’Orongo. A cette heure matinale, nous sommes seuls jusqu’au village. Les premiers touristes arrivent vers 10h30. Nous profitons donc un moment du site rien que pour nous. La vue sur la mer et l’intérieur de l’île est magnifique, d’autant plus avec les couleurs matinales.

En haut du volcan, le cratère rempli d’eau et de joncs, et entouré de ses parois offre un spectacle sublime, et changeant de couleurs au fur et à mesure de l’avancée du soleil. Waouah !

A l’ouest du cratère, un village rituel a été bâti par les Pascuans au XVIème s, tout en pierres plates, et retapé dans les années 70. Les tribus se réunissaient ici 1 fois l’an pour honorer le Dieu Make-Make. Celui-ci vivait symboliquement sur le motu d’en face, Motu Nui, où nichent les goélands depuis toujours.
C’était l’occasion de consacrer le Roi de l’année, par l’intermédiaire de compétitions sportives et de démonstrations de force. Du genre, aller chercher un œuf d’oiseau sur le Motu Nui, en nageant 1km dans l’océan houleux, et remonter 300m de falaise à pic en l’escaladant avec l’œuf sur le front.
Cette nouvelle religion de l’homme-oiseau prit le dessus sur le culte des ancêtres, dont les Moaïs sont la démonstration, jusqu’à l’arrivée des missionnaires chrétiens fin 19ème s.


La base sud-est du triangle comporte des ahus épars, disposés assez régulièrement, et dont les Moaïs sont tous encore tombés, face à terre.
Un peu d’explications : L’île était divisée en clans, dont les territoires étaient répartis en « parts de gâteau rond ». Ils avaient donc tous accès aux falaises, au bord desquelles ils construisaient des socles rectangulaires en pierres (Ahu), sur lesquels ils érigeaient des statues en pierre représentant leurs chefs anciens et vénérés (Moaïs). Ces statues étaient toutes tournées (à l’exception de l’Ahu Akivi) vers le village qu’ils protégeaient, dos à la mer.
Sur cette partie de l’île, les clans ne devaient pas être très riches et puissants, car les ahus sont petits, et ne comportent qu’une ou deux statues.
Cependant on profite complètement du paysage magnifique. Des falaises déchirées, des zones désertiques sombres de cailloux volcaniques, des petites collines verdoyantes et veloutées, des prairies d’herbe grasse où paissent et courent des troupeaux de chevaux en liberté.

Puis on arrive à l’est de l’île. D’abord, le volcan Rano Raraku, qui servit de carrière de tuf, et d’atelier de sculpture, puisque les statues étaient taillées directement dans la roche, puis déplacées selon des méthodes qui font encore débat.
On peut voir sur les pentes du volcan, intérieures comme extérieures, des centaines de statues, certaines à l’état d’ébauche, d’autres semblant presque achevées. La plus grande de toute l’île, encore dans la roche, fait 21m de long et 160 tonnes estimées ! Des travaux de titans !

La vue des Moaïs sur les pentes vertes traversées de chemin de terre rouge, et sur fond bleu azur est merveilleuse. On pourrait rester là pendant des heures.
Pourtant, au loin, encore plus à l’est, on aperçoit le clou du spectacle, le fameux site de Ahu Tongariki et son ensemble de Moaïs tous debouts. C’est celui pour lequel tout le monde vient, bien sur ; l’image que nous connaissons tous : 15 géants devant la mer et entourés des falaises à pic. Incroyable !

Nous tenterons 3 fois d’y venir. La 2ème fois, on se lève à 6h au camping pour assister au lever du soleil. Mais on se recouche 1/2h après, car la voiture est coincée dans le parking fermé du camping …
Le lendemain matin, la voiture garée à l’extérieure du camping pendant la nuit 😊, nous assistons sur site à une de nos plus belles vues à l’aube de notre vie. Sublime !


Après avoir dépassé le 3ème volcan Maunga Puakatike, en pointe est, on aborde la côte nord.

On visite le site de pétroglyphes (gravures sur pierre) de Papa Vaka, puis le site de Te Pito Kura. Une seule statue, tombée à terre, mais le plus grand Moaï jamais transporté et érigé sur un ahu. 10m de haut, 80 tonnes de tuf. Le pukao (chapeau) tout seul fait déjà 12 tonnes, le plus gros de l’île. Ce Moaï, nommé Paro, fut l’un des derniers de l’île à tomber de son socle quelques temps après 1838. La plupart des autres statues furent mises à terre par les guerres tribales de la fin du 17ème s.


Au milieu de la côte, on trouve la plus belle plage de l’île : Anakena. La seule cocoteraie de l’île, sable blanc, protégée par l’ahu Nau Nau, magnifique, 7 Moaïs superbement conservés, presque tous coiffés de leur pukao rouge, et l’ahu Ature Huki, l’un des premiers redressés fin des années 50.
Pour se rafraîchir et se reposer, c’est l’endroit idéal de l’île ! Baignade, farniente, jus de fruits frais, et bière fraîche …


La pointe nord de l’île est dominée par le volcan Maunga Terevaka. Il n’y a pas de routes sur cette partie de l’île, seulement des chemins. Alors, mettez-vos bottes, nous partons à cheval pour monter sur le volcan.
Les nôtres s’appellent Tufo, Helicoptero et Pieto, très réticents à se fatiguer et à se laisser mener hors de leur train-train quotidien. Jonas, bien à l’aise, fut déçu de ne pas pouvoir aller au galop, mais nous, ça nous allait bien 😊 …
En haut du volcan, pas de site archéologique, mais une vue à 360° sur l’île, et tout le long de la randonnée, des paysages époustouflants.


On poursuit ensuite la côte ouest en descendant vers Hanga Roa.
D’abord le site d’Ahu Akivi, et ses 7 Moaïs tournés vers la mer, les seuls de l’île.
Nous y revenons en soirée pour assister au coucher de soleil, et ne pas l’avoir dans les yeux quand on regarde les statues. Il n’y a plus personne, on passe sous la barrière. Le temps de faire quelques photos, un gardien vient nous évacuer. « Ça ferme à 18h !».
Ben, les gars, c’est nul ! Comment on assiste au coucher de soleil alors ?
Bon, de toute façon, il y avait trop de nuages ce soir-là …

170223-IledePaques-Chili (112) (Copier)
Ensuite, Ana Te Pahu, et ses grottes. Il s’agit en fait d’un tunnel de lave, formé lors d’une des éruptions de l’île. Lorsque la paroi supérieure est figée, la lave continue de s’écouler à l’intérieur, et crée un large boyau sur plusieurs centaines de mètres. Il fut habité jusqu’en 1938. Quelques gravures à l’intérieur d’hommes-oiseaux. Et encore des paysages magnifiés par les troupeaux de chevaux paissant tranquillement en toute liberté.

Ahu Akapu, site d’un seul Ahu, mais la proximité de la mer donne de superbes images.

Ahu Tahai, site de plusieurs ahus. Un ensemble de 5 Moaïs, et 2 solitaires. On s’amuse un moment à faire des photos amusantes à la méthode Luciano (Rendons à César-David ce qui lui appartient 😊).

170223-IledePaques-Chili (91) (Copier)170223-IledePaques-Chili (93) (Copier)Enfin, la carrière de Puna Pau, et son tuf rouge utilisé pour les Pukaos. Ils les sculptaient plus gros que nécessaire, et les roulaient jusqu’au site de destination. Le frottement faisait perdre le reste, pour obtenir une fois arrivé, le bon diamètre. Ingénieux !


Et nous voilà de retour à Hanga Roa. Demain matin, nous prenons l’avion pour le continent, le Chili et sa capitale, Santiago.
Nous avons passé 6 jours merveilleux sur cette île. Pas une seule fois, nous n’avons été déçus. Les sites archéologiques sont dignes de leur réputation, et placés au milieu de paysages époustouflants.
coupdecoeur

170222-IledePaques-Chili (103) (Copier)P.s. : Ne le répétez pas aux archéologues, ils seraient vexés. Mais nous avons trouvé la véritable origine des Moaïs : Ils sont extra-terrestres.
La preuve : E.T. est parmi eux !
Si, si, en bas à droite …

… Désolé … 😉

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