Les 3 à Battambang, dernière étape du Cambodge …

30 Novembre 2016               Galerie Photos161130-tonlesap-cambodge-1-copier

Lever 5h30. Nous devons prendre un bus pour nous amener au bateau, qui nous fera traverser le Tonlé Sap, le lac-mer central du pays, et remonter la rivière jusqu’à Battambang.Un tuk-tuk passe nous chercher, et nous amène jusqu’à la station de bus. On compte une trentaine de personnes. Un minivan arrive ! Avec les gros sacs de chacun, à 5 sur des rangées de 4, nous réussissons à rentrer à 27, les uns sur les autres. Les 3 derniers sont priés de patienter un peu.
La montagne de sacs menace à chaque virage de s’écrouler sur les passagers.
On retrouve au port autant de personnes qui attendent déjà le bateau…
On se faufile pour faire partie des premiers, car on pressent déjà les soucis.
Beaucoup de bateaux-bus attendent, et bientôt, on nous indique celui pour Battambang. Il n’y a, bien entendu, pas assez de sièges pour tout le monde, les derniers prennent place sur le toit.
Nous partons tout de suite pour un trajet de 6-7h. Nous naviguons au milieu des étendues de jacinthes d’eau, d’arbres et bosquets sortant de l’eau.

Puis nous remontons l’embouchure de la rivière, le passage devient plus étroit, la végétation se transforme. Toujours les jacinthes d’eau, mais les arbres sont maintenant recouverts d’un manteau de lierre, comme un filet de camouflage.
Partout, les échassiers s’envolent à notre passage, noirs, gris, blancs, tous majestueux.

La rivière se fait de plus en plus étroite, les murs de branches tapent contre la coque et le toit, et fouettent tout le monde à l’intérieur. C’en est presque dangereux, il faut sans cesse se pencher sur son voisin pour ne pas être blessé. Nous avons à peine le temps d’apercevoir un petit singe noir et gris dans les arbres.

Nous traversons de nombreux villages flottants. L’organisation semble plus poussée que dans les villages de pêchers vietnamiens. On y trouve des bâtiments administratifs, écoles, police, terrains de sports, supermarchés, temples, églises, etc …

Les gens se déplacent en barque bien entendu. Le bateau-bus doit donc jouer très souvent du klaxon, car la discipline est la même que sur la route …
Les écoliers vont à l’école en barque. Tous les enfants nous saluent de la main.

Au fur et à mesure qu’on se rapproche de Battambang, les villages se font de plus en plus petits et plus pauvres. Les maisons deviennent bidonvilles, et les péniches sont maintenant en tôle.
Ici, on pêche la crevette et des tout-petits poissons avec des grues en bambous qui soulèvent de grands filets en forme d’entonnoir.

Bientôt, on ne voit plus que des rizières, des bambous et des palmiers au-delà des berges. On s’approche de la fin du trajet.

Nous arrivons vers 15h30. Ca valait le coup, mais nous sommes contents d’arriver !
A l’embarcadère, une nuée de chauffeurs de tuk-tuk nous empêche presque de descendre du bateau. Le comble !
Notre chauffeur s’appelle Sophat, il parle anglais, et à l’air sympa. On conserve son numéro de téléphone au cas où. Il nous amène à notre guesthouse, complètement en dehors de la ville, au milieu de rien. Au moins, on sera tranquille ! Surtout qu’elle a l’air sympa.
On reste là pour la fin de la journée.

01 Décembre 2016

Nous prenons notre temps ce matin, et contactons tardivement Sophat pour nous conduire sur les sites à faire dans le coin. Ils sont tous loin de la ville, pas question de les faire en vélo, et nous ne sommes toujours pas décidés à faire du scooter.
Nous commençons par le Bamboo Train, le TGV local : Train à Grande Vibration … C’est Chanara, notre super guide francophone de Siem Reap, qui l’appelle comme ça.
Une (très) ancienne voie de chemin de fer désaffectée, quelques essieux d’anciens boggeys, quelques petits moteurs de bateaux, des structures en bambou genre sommier de lit, 3 coussins, et hop, voilà comment on monte une attraction au Cambodge !

A cause des jointures des rails qui commencent à atteindre le cm d’écartement, et un vitesse de pointe de 35km/h ( !), des soutènements de rails au niveaux des quelques ponts très très usés, c’est quand même un poil dangereux … Jonas est loin d’être rassuré ! Surtout quand il voit s’approcher en face de nous un train dans l’autre sens. Mais les chauffeurs ont l’habitude. Ils ralentissent, s’arrêtent, et s’entraident pour démonter un des 2 trains pour le poser sur le côté de la voie, faire passer le 2nd, puis remonter le 1er.
Et hop, pas plus de 3 minutes, et c’est reparti. Au bout d’1/4h, en guise de « gare » d’arrivée, une enfilade d’échoppes brinquebalantes où se vend n’importe quoi. Une ribambelle de gamins jouent les chefs de gare-vendeurs ambulants de bracelets.
On repart de suite, ne trouvant pas de promenades à faire aux alentours.
Retour moins rapide, car beaucoup de croisements de trains, avec, pour la plupart, les touristes qui nous ont accompagnés sur le bateau hier.
Il y a longtemps que chez nous les normes de sécurité auraient fermé tout ça. Mais ça fait venir du monde.
On retrouve Sophat, il nous amène au nord de la ville vers un temple pré-ankgorien, le Wat Phnom Ek. Sur le même site, une pagode bouddhique et un grand bouddha assis.

On revient en ville pour déjeuner et se renseigner sur les billets de bus pour Bangkok.
Puis on rentre à pied à l’hôtel.
Ecore – Piscine – Ecole – Billard – Dîner – Lecture / Préparation de la suite du voyage en Thaïlande. Ca commence à bien se dessiner, et ça devrait être super sympa !
De plus, nous recevons la confirmation que nous passerons Noël avec nos amis Clémentine et Antoine, sur une île paradisiaque. Trop cool !
Même si on a beaucoup de mal à s’imaginer que c’est bientôt Noël !

2 Décembre 2016

Nous débutons notre journée par l’école ce matin, car les visites sont programmées pour l’après-midi.
A 11h30, Sophat vient nous chercher. Nous partons vers le sud et le site de Wat Banan, temple de style pré-angkorien. Nous passons par un arbre à chauve-souris, et dans la campagne.

Le temple est très abimé, mais a du charme avec son grès orange et ses murailles en latérite (pierre volcanique rouge foncée). Il se différencie des autres par ses 5 tours en croix.
Il faut monter 350 marches pour y parvenir. Au pied, un étang et une zone de loisirs occupée majoritairement par les gens du coin. Nous ajoutons un cliché à notre collection de mariés.

Après la visite du temple, nous mangeons dans le resto de la zone de loisirs, cette fois-ci en respectant les coutumes locales, donc assis par terre, et en prenant du temps dans les hamacs.

Puis nous partons pour le temple de Wat Phnom Sampeau. C’est un temple récent, très coloré, et malheureusement pas mis en valeur. Les gardiens, des macaques, font le spectacle sur tout le site.
Quelques grottes-sanctuaires, auxquelles on accède par des escaliers vertigineux, et remplis de silence propice à la méditation, et un point de vue sur la vallée.

Enfin, nous atteignons la Killing cave, et son histoire liée aux khmers rouges. Elle est racontée par une saynète de statures colorées à son entrée. Il faut savoir que parmi les délires de la clique de Pol Pot, l’un consistait en un contrôle absolu de la population allant jusqu’à arranger et forcer les mariages, interdire les sentiments amoureux, et séparer les populations par sexe d’une même région d’origine en les réimplantant séparément dans des régions différentes.
Les couples qui se faisaient attraper dans cette montagne à se retrouver illégitimement la nuit étaient jugés immédiatement, coupables forcément, puis torturés et tués en les jetant depuis le puit vertical supérieur de cette fameuse Killing cave.
Aujourd’hui, un stupa abrite un ossuaire avec les cadavres retrouvés sur place, adultes et bébés. Un Bouddha veille sur eux.
Autre sujet raconté sur place, les gens qui se plaignaient de pas avoir assez à manger (1 ration de riz par jour dans de l’eau claire) se voyaient forcés à se battre avec la personne d’à côté, à mort pour avoir droit à sa ration. Ceci est symbolisé par 2 statues d’hommes au visage de coq de combat, en position de boxeurs : l’homme-animal de paris.
Un moment de visite difficile, mais intéressant. Une nouvelle leçon de politique et d’humanisme pour Jonas, et pour nous aussi, bien entendu.
Pour faire plus léger, nous finissons la journée à la tombée de la nuit par une gigantesque grotte abritant des millions de chauve-souris. On les voit d’abord tourner dans la grotte, et, dès les derniers rayons de soleil cachés, c’est parti pour 45 minutes de libération des animaux hors de la grotte. Même à une centaine de mètres de l’entrée de la grotte, nous sentons la puanteur qui s’en dégage à leur envol. C’est impressionnant !

Puis nous rentrons à l’hôtel. Il faut refaire les sacs car demain, nous partons pour Bangkok et la Thaïlande.

C’est la fin de notre séjour au Cambodge. Un pays magnifique, aux habitants si gentils et souriants, sans travers mercantiles. Bon, nous ne sommes pas naïfs, mais la différence avec les pays traversés précédents est flagrante.
Bien sûr, le site d’Angkor fait partie des merveilles du monde, mais nombre de temples dans tout le pays valent le coup également. Kampot et sa région nous a beaucoup charmé, et Phnom Pen est une capitale à taille humaine et agréable, et la fête des Eaux, une bien belle chance que nous avons eue.

Nous avons trouvé sur le web une vidéo très bien faite, qui résume avec beaucoup de qualité, tout ce que nous avons vu dans le pays, mise à part la fête des eaux.
http://falcoproductions.cz/portfolio/    film Cambodia/Kambodza

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