Les 3 à Xi’an …

Retour à Pékin pour prendre le train de nuit direction Xi’an. Nous sommes dans une cabine couchettes de 4 et la nuit se passe bien. Arrivée sur place à 8h30. Alain se rend compte alors que son portable est cassé et inutilisable – catastrophe : nous n’avons plus le mail avec les indications sur l’adresse de notre logement, ni moyen d’appeler. Besoin urgent de trouver un accès wifi pour récupérer les éléments sur la tablette. Heureusement, il y a un Mac Do pas loin et avec l’aide des serveurs, on arrive à se connecter. Ouf ! 

Nous arrivons à notre logement : un appartement avec deux grandes chambres (le pied !) au sein d’un immeuble de 27 étages. Alain repart avec le gestionnaire du logement pour acheter un nouveau téléphone. L’après-midi, visite de la ville historique et ses remparts, visite de la grande mosquée de Chine (742 ap. JC – plus grande mosquée de Chine pour son rayonnement, et la plus ancienne après celle de Canton), la Tour de la cloche (XIVe s – avec sa grande cloche), la Tour aux tambours (Epoque Ming XIVe-XVIIe s – avec ses grands tambours :-)), et du quartier Hui, l’ethnie musulmane de Chine.

La rue principale, reconstruite à l’ancienne est très animée : stands brochettes, nougats, jus de grenade, enseignes lumineuses. Ils sont tenus en majorité par les Hui, ethnie musulmane chinoise, religion amenée par l’antique route de la soie qui débutait ici.

Version nuit

Jonas et Alex s’offrent un petit plaisir : le Kiss Fish bar, qui consiste à mettre ses pieds dans un aquarium rempli de poissons qui se nourrissent de vos peaux mortes…. Quelle expérience pour Jonas qui supporte difficilement les morsures des petits poissons et pour Alex qui est très chatouilleuse !

Dîner brochettes de boeuf, pommes de terre gélifiées pour tous les 3 – on se régale !

Retour à pied à l’hôtel – La ville illuminée, les grands boulevards, où les chinois, en soirée, dansent ou chantent en karaokés… Surprenant, et très sympa.

Nous partons le matin suivant pour Bingmayong, voir l’armée des soldats de terre cuite.
1h30 de bus, au nord-est de Xi’an, entourés de locaux assez intrigués par notre présence dans ces bus publics. En effet, arrivés sur le site, nous comprenons que les touristes étrangers arrivent en groupe par cars entiers affrétés spécialement pour eux.

Le site est gigantesque. C’est un mausolée de plusieurs km² de surface, à la mémoire du premier Empereur, nommé Qin Shi Huangdi (prononcé Tchin, ce pourrait être l’origine du mot Chine). Sa construction commença en 246 av. J.-C. et impliqua plus de 700 000 ouvriers, pendant 36 ans. C’est Qin lui même qui, en toute humilité, décida tout seul à 13 ans que sa grandeur méritait bien la reproduction de son empire, armée comprise, dans son tombeau !
En amont, les restaurants et magasins de toutes les couleurs, aux affiches les plus tapageuses possibles. Du chinois faussement typique à KFC, Mac Donald’s, Subway, etc …
Enfin, nous arrivons devant le musée. Nous faisons confiance au Routard pour l’ordre de visite :
1- le bâtiment des chars : 2 quadriges en bronze creux, réhaussés d’or et d’argent. Un membre de la cour en tournée d’inspection, et un char de combat. Les 2 sont superbes. Par contre, enfermés dans des cages en verre, d’où les mauvaises photos. Désolés.

2- la fosse n°2 : site pillé et brûlé par la révolte du successeur de l’empereur bâtisseur, pour récupérer les armes, et se venger du travail imposé au peuple pour bâtir le mausolée. En forme de L, elle abrite l’aile gauche de l’armée, formée de 4 unités : archers, chars, cavalerie et infanterie. Tout est cassé dans cette fosse, sauf un archer agenouillé. Il est un des symboles du site. Il est magnifique. Le travail de sculpture est bluffant de précision, jusqu’aux semelles de chaussures anti-dérapantes.

3- la fosse n°3 : la plus abimée. Il s’agirait du commandement de l’Armée.

4- la fosse n°1 : Et là, on inspire bien fort, car l’émotion monte directement dès l’entrée. Alain en a les larmes aux yeux. Le hangar est immense : 230m sur 62m. Un millier de soldats déterrés, rangés par rang de 4. Tous différents, certains sourient, d’autres bougonnent. Les éclaireurs, les voltigeurs, les soldats, les chevaux sont face à l’Est barbare, déterminés à protéger l’Empire. Et il en resterait bien 5 000 encore à déterrer, ré-assembler façon puzzle, restaurer, et …. protéger de la corrosion de l’air. Ce qui pourrait bien amener à ré-enterrer tout ça, d’ici quelques années. Un comble ! Mais pour l’instant, c’est magique !

Il ne manque plus que la polychromie, qui a disparue presque totalement. Un film diffusé dans un bâtiment un peu plus loin, retrace l’histoire du site, de la naissance de Qin l’Empereur bâtisseur à la découverte par un paysan 22 siècles plus tard. Le film est un peu kitsch, mais il permet justement d’avoir une idée colorée de l’Armée.

Après toutes ces émotions, nous repartons tranquillement sur Xi’an avec notre bus 306, éreintés, mais encore émus et fascinés.

La soirée à l’appartement sera calme et courte. La matinée suivante également : école, blog, comptes.

En fin de matinée, check-out, dernier déjeuner dans notre cantine préférée, où tout le monde nous connait maintenant,

puis visite de la Pagode de l’Oie Sauvage (Tang – VIIe – VIIIe s). Promenade dans le jardin, parsemé d’arbres multi-centenaires (800 à 1300ans !). La Pagode de 12 étages se visite jusqu’au dernier étage par un escalier de plus en plus étroit et bas de plafond. La vue panoramique sur la ville est intéressante pour le contraste entre le jardin bien vert et apaisant, au milieu des gratte-ciels et des vieux quartiers aux toits en tôle.

Il est temps de quitter Xi’an. Bus pour l’aéroport. En route, on s’aperçoit que le vol réservé était pour … la veille … Echange des billets en urgence par téléphone, on ne perd pas trop d’argent. Merci Ctrip. Mais un bon gros stress … !

Il faut encore que nous calions notre calendrier plus rigoureusement … En vérité, nous ne savons déjà plus trop quel jour nous sommes, et la perte du téléphone, avec tous ses outils, ne facilite rien.

Rien de grave ! Maintenant, direction le Yunnan, au sud-ouest de la Chine !

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9 réflexions sur “Les 3 à Xi’an …

    • Ben … pas tant que ça, mais on s’en sort malgré tout. Certains repas sont assez folkloriques. Le plus difficile est du à l’infime proportion de chinois parlant anglais, même les gens liés au tourisme, et qu’en dehors des (très) grandes villes, très peu d’indications en anglais non plus. Mais tant mieux que ça paraisse facile !

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  1. C’est chouette de vous suivre dans toutes vos aventures, et quelles aventures ! et surtout de voir la Chine avec vos yeux ! J’espère que tout rentre dans l’ordre après ces petites contrariétés …

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